Amanda G.
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Amanda G. m'a donné une boîte de 24 diapositives le lundi 27 juillet, 2009.

Amanda G.:

Voici l’objet que j’ai choisi après avoir beaucoup réfléchi sur ce que je voulais t’offrir. Je voulais quelque chose qui n’ait rien à voir avec personne d’autre que moi, rien qui ne concerne une relation amoureuse. Quelque chose qui n’ait à voir qu’avec moi, au-delà de mes histoires de couple.

Ce sont des diapositives que j’ai prises quand j’avais 15 ans. Avoir 15 ans au Mexique est une étape importante et on l’habitude de les célébrer en grand. Mais dans ma famille, on ne tenait pas à cette tradition. Le cadeau que je reçus fut une caméra réflex et un voyage avec mon père en Égypte. Mon père avait un travail qui lui permettait de voyager souvent et partout. Nous sommes partis tous les deux pendant dix jours.

Je commençais à m’intéresser à la photographie. J’ai donc décidé de partir avec ma caméra, d’autant plus que j’en avais demandé une pour mon anniversaire. J’ai acheté un film, sans rien connaître à la photo. J’avais peut-être lu un guide. J’ai acheté, sans le savoir, un film de diapositives. Je m’en suis rendue compte quand j’ai récupéré mes diapositives une fois développées.

Cet objet m’est précieux parce qu’il marque, dans ma vie, le début d’une importante série de voyages. C’est mon père qui m’a motivé et aidé à les faire. Ce furent plusieurs longs voyages partout dans le monde.  Aujourd’hui, je n’en fais plus parce que je vis de manière indépendante et que tout est différent. À l’époque, ce voyage fut important pour plusieurs raisons. J’étais très jeune et il a changé ma manière de penser et m’a fait beaucoup réfléchir.

L’objet a une autre particularité ; c’est que j’ai eu beaucoup de problèmes avec ce film parce que la bobine restait coincée. J’ai dû l’envelopper d’une couverture au moment de retirer le film. Je savais qu’il pouvait être voilé.

 

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Lumière mystique sur le Grand Spinx de Gizeh.

 

Je n’ai jamais projeté les diapositives pour les voir. Je ne sais pas ce qu’elles valent. Certaines sont un peu voilées, d’autres surexposées. Les photos n’ont pas de valeur en soi, elles sont probablement de mauvaise qualité. Cinq années sont passées avant que je ne les vois dans un de ces petits appareils pour diapos. Je les ai revues quatre ans plus tard avec un scanner que je me suis acheté. J’ai toujours cru qu’un jour j’allais les projeter pour pouvoir les voir. Il y a dix ans, il était difficile de se procurer un projecteur, ce n’est pas tout le monde qui pouvait en avoir chez lui. Aujourd’hui, c’est plus accessible. Je les conservais là, comme un objet dont on est incapable de se séparer, mais avec le constat qu’il était impossible de les voir pour une raison ou une autre.

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Amanda à 15 ans, d'où elle a cadré la photo [reconstitution dramatique].
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Nomorira la flor de la palabra.
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Vue à partir du salon de Amanda..
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Entrée de l'édifice.